Un clic, un message, une photo… et soudain le sentiment de ne plus être seule ou seul.
Pour beaucoup de personnes, ce qui devrait être un moment de bonheur ou une lueur d’espoir se transforme en cauchemar psychologique et financier.
À travers sa conférence « Déjouer les pratiques de fraude amoureuse en ligne », Frida a su montrer comment l’amour en ligne est devenu une arme redoutable entre les mains des fraudeurs, et parfois destructrice pour une vie humaine, à cause des conséquences du double traumatisme : financier et émotionnel.
Au Canada, on estime à environ 60 millions de dollars en 2024, selon le rapport du Centre antifraude du Canada (CAFC), concernant les pertes financières liées aux fraudes amoureuses en ligne, alors que moins de 5 % des victimes osent dénoncer, souvent par honte ou peur de ne pas être crues. Derrière ces chiffres, il y a des histoires de deuil, de solitude, de rupture, de retraite ou de migration… des moments de fragilité que les fraudeurs exploitent pour tisser une relation virtuelle, créer une dépendance affective et, ensuite, soutirer de l’argent.
Sa conclusion est claire : la technologie a rendu ces crimes plus sophistiqués, mais notre meilleure défense reste la vigilance collective. Ne jamais envoyer d’argent à une personne jamais rencontrée en face à face, vérifier les identités, parler de ses relations virtuelles à ses proches, et orienter les victimes vers des ressources spécialisées (CAVAC, centres de cybercriminalité, organismes communautaires) sont des réflexes essentiels. Ensemble, on peut briser le silence, réduire la honte et soutenir celles et ceux qui ont été piégés par une fausse promesse d’amour.
Frida Degni‑Yace, étudiante à la maîtrise en gestion des organisations à l’UQAC sous la direction de Pre Myriam Ertz, a donné une série de six conférences sur les fraudes amoureuses en ligne. Offertes dans six résidences pour personnes âgées, ces conférences visaient à sensibiliser les résidentes, les résidents et leurs proches à cette réalité préoccupante et aux moyens de s’en protéger.
La septième conférence, en format hybride, a été offerte à toute la communauté de l’UQAC et aux Universitaires du 3e âge du campus de Sept-Îles. Plus de 40 personnes y ont assisté.
